Sucer son pouce ou sa tétine rassure le jeune enfant. Cette habitude reste normale les premières années. Prolongée, elle peut toutefois déformer la bouche. Le biberon, mal utilisé, présente aussi des risques. Quelques repères aident à accompagner ces étapes. Ce geste, en effet, accompagne souvent l’endormissement.
Pourquoi les enfants sucent-ils leur pouce ?
La succion répond à un besoin naturel d’apaisement. Elle aide l’enfant à se calmer et à s’endormir. Cette habitude, au début, n’a rien d’inquiétant. Elle disparaît, le plus souvent, d’elle-même. La vigilance commence surtout si elle se prolonge. Elle s’estompe, en général, avec la maturité.
Les effets sur les dents
Sur la position des dents
Une succion prolongée pousse les dents vers l’avant. Le palais, en plus, se déforme parfois. Les dents du haut et du bas ferment alors mal. Le sourire, ainsi, se modifie peu à peu.
Le rôle de la durée
Avant trois ans, l’effet reste souvent réversible. Au-delà, en revanche, le risque augmente. L’arrivée des dents définitives marque un cap. Au-delà, en effet, la correction devient plus difficile.
Le biberon et les dents
Le biberon du coucher
Un biberon sucré au lit favorise les caries. Le liquide, en effet, stagne contre les dents la nuit. Mieux vaut, de ce fait, réserver le sucre aux repas.
Les boissons à éviter
Évitez le sirop, le jus et le lait sucré au biberon. Proposez plutôt de l’eau au moment du coucher.
Vers le verre
Le passage au verre se fait vers un an. Il limite, ainsi, le contact prolongé avec le sucre.
Aider l’enfant à arrêter en douceur
Inutile de gronder ou de forcer l’enfant. La pression, en effet, renforce souvent l’habitude. Félicitez plutôt chaque progrès, même petit. Proposez un autre réconfort au moment du coucher. Votre dentiste, par ailleurs, peut vous accompagner. La patience, en effet, donne de meilleurs résultats.
Questions fréquentes
Jusqu’à quel âge le pouce reste-t-il sans risque ?
Avant trois ans, l’habitude reste généralement bénigne. Au-delà, mieux vaut aider l’enfant à arrêter. L’arrivée des dents définitives, en effet, change la donne. Un avis du dentiste rassure en cas de doute. Au-delà, en revanche, un accompagnement devient utile.
La tétine vaut-elle mieux que le pouce ?
La tétine s’abandonne, en général, plus facilement. Le pouce, lui, reste toujours disponible. Une tétine adaptée limite aussi la pression. L’arrêt, dans les deux cas, reste l’objectif à terme. Elle s’oublie, ainsi, plus facilement que le pouce.
Mon enfant a les dents en avant, est-ce grave ?
Pas forcément, surtout si l’habitude cesse tôt. La bouche se corrige, parfois, d’elle-même. Un suivi permet, toutefois, de vérifier. Le dentiste oriente, si besoin, vers l’orthodontie.