Conseils sur votre santé générale
Chers patients, nos praticiens étant formés aux dernières avancées de la science et toujours soucieux de vous apporter les meilleurs conseils, nous avons tenu à vous apporter ces informations et conseils écrits importants sur la prise en charge globale de votre maladie parodontale.
En effet, il faut considérer la maladie parodontale comme une maladie générale et non une simple maladie locale. Si vous souhaitez, comme nous, aller plus loin dans la compréhension de votre maladie et de sa prise en charge, une prise en charge générale de votre santé permettra une stabilisation de votre maladie.
Définition : la maladie parodontale est une maladie inflammatoire chronique multifactorielle, associée à un biofilm bactérien dysbiotique et caractérisée par la destruction progressive des tissus de soutien de la dent.
Qu’est-ce que la dysbiose ?
C’est un déséquilibre de la flore avec :
- Trop de bactéries pathogènes.
- Pas assez de diversité bactérienne.
- Ou pas assez de bactéries favorables.
Diminuer les bactéries pathogènes
Nous venons de vous donner des conseils sur les traitements nécessaires pour diminuer les bactéries pathogènes, autant au fauteuil qu’à la maison : avec des soins pro-gencive à la maison et des séances de soins parodontaux au cabinet.
Les bactéries ayant besoin de sucre pour se développer, et une plaque riche en sucre étant plus collante et difficile à déloger, une réduction des sucres dans votre alimentation journalière (sucres raffinés et sucres cachés dans l’alimentation transformée) permettra de diminuer la prolifération de ces bactéries pathogènes.
Favoriser les « bonnes » bactéries
Résoudre la dysbiose peut également passer par la favorisation des bactéries favorables. Après le traitement parodontal initial, une prise de probiotiques peut favoriser la stabilisation de votre maladie :
- Periobalance Sunstar Gum (pastilles à sucer).
- Dentifrice Dentalbiome Pro active (Shop online).
- Biorepair Péribioma (Amazon).
La médecine du mode de vie
Elle place le patient, et non les médicaments ou les traitements, au centre de sa santé (prévention et traitement).
L’adoption d’un mode de vie sain suggère une réduction de l’inflammation systémique.
Les facteurs de risque de la maladie parodontale sont communs à beaucoup d’autres pathologies, comme :
- Les maladies cardiovasculaires.
- Les cancers.
- Le diabète de type 2.
- Certaines maladies auto-immunes.
On appelle cela des facteurs de risque partagés. Ce sont les terrains inflammatoires chroniques. Les déséquilibres immunitaires ou métaboliques et les modes de vie délétères favorisent à la fois la parodontite et les maladies dites « systémiques ».

Les 6 piliers de la médecine du mode de vie
- Alimentation complète à dominante végétale.
- Activité physique.
- Sommeil réparateur.
- Gestion du stress.
- Évitement des substances à risque.
- Relations sociales positives.
La nutrition et la santé
La nutrition est un facteur de risque, mais également un réel pouvoir en santé.
« Le secret le mieux gardé de la médecine est que, dans un environnement approprié, le corps se guérit de lui-même. »
Les maladies parodontales et chroniques partagent, avec un décalage dans le temps, la nutrition comme facteur de risque. Tout changement dans la santé parodontale devrait être considéré comme un signal d’alarme pour contrôler la qualité de l’alimentation et le risque de développer des maladies chroniques plus tard.
Un très grand nombre des maladies les plus courantes dans les communautés économiquement plus développées sont caractéristiques du régime alimentaire occidental.
À éviter en trop grande quantité (aliments pro-inflammatoires)
- Sucres raffinés et cachés (ultra-transformés), sodas.
- Fritures, charcuterie, viandes (graisses saturées), laitages.
Hormis pour le risque carieux, l’excès de sucre étant également à l’origine de beaucoup de maladies inflammatoires, une diminution des sucres raffinés et cachés dans les produits transformés sera conseillée.
À privilégier (régime type méditerranéen)
- Fibres : fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, fruits secs et graines. Elles réduisent les marqueurs inflammatoires.
- Protéines : essentielles pour la structure, la réparation tissulaire et la cicatrisation.
- Micronutriments : vitamines C, D, B et E ; minéraux (calcium, magnésium, potassium) ; oligo-éléments (fer, zinc, cuivre, iode, sélénium).
L’alimentation riche en fibres est associée à une réduction des marqueurs cliniques et inflammatoires des maladies parodontales.
Les protéines soutiennent la réparation tissulaire, la fonction immunitaire et la cicatrisation : des éléments clés dans la lutte contre les maladies parodontales.
Une alimentation composée d’une plus grande quantité de fruits, de légumes, de noix, de légumineuses, de poisson et de produits laitiers entiers est associée à une diminution des maladies cardiovasculaires et de la mortalité dans toutes les régions du monde.
Les antioxydants recommandés
L’inflammation est une réponse du système immunitaire face à des pathogènes ; elle vise à éliminer la cause initiale de l’agression et à initier la réparation tissulaire. La parodontite s’inscrit dans une pathologie inflammatoire systémique liée au stress oxydatif. Traiter ce stress améliore la santé orale et systémique.
- Thé vert, myrtilles, chocolat noir.
- Curcuma, légumes crucifères, champignons, graines germées.
- Graines de lin moulues, coenzyme Q10.
Les oméga-3
Les molécules de résolution de l’inflammation sont des lipides bioactifs, dérivés d’acides gras polyinsaturés, notamment les oméga-3 et les oméga-6.
- Chaîne longue : poissons gras (saumon, maquereau, sardines, anchois), huile de foie de morue, huile de krill, suppléments d’oméga-3 en gélules.
- Chaîne courte : noix, huile de colza.
L’activité physique
On ne peut que conseiller le sport comme allié majeur de la santé : son intérêt et son efficacité ne sont plus à prouver. Même 15 minutes valent toujours mieux que rien du tout. Félicitez vos petites victoires journalières.
Le sommeil réparateur
Un mauvais sommeil augmente le risque de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de cancer. Il accélère le vieillissement et augmente les cytokines pro-inflammatoires. À l’inverse, un sommeil de qualité module positivement l’immunité.
Gestion du stress
Le stress agit sur la santé de plusieurs façons :
- Émotions négatives chroniques (anxiété, dépression).
- Comportements néfastes (tabagisme, mauvaise alimentation, manque de sommeil, mauvaise observance médicale). Le facteur de risque n°1 reste le tabac.
- Perturbation des systèmes biologiques : sécrétion de cortisol et résistance au cortisol en cas de stress chronique. Même présent, le cortisol ne joue plus son rôle anti-inflammatoire.
- Dérégulation immunitaire : baisse de l’immunité spécifique, inflammation chronique, augmentation des cytokines pro-inflammatoires.
Comment gérer ce stress ?
- Exercices de respiration, cohérence cardiaque.
- Sport.
- Yoga.
- Méditation.
- Hypnose, auto-hypnose.
- Connexion avec la nature, balade.
- Diminution des écrans.
Évitement des substances à risque
Alcool, tabac, drogues. Le tabac est le facteur de risque n°1 : il entraîne une vasoconstriction des vaisseaux et empêche la cicatrisation.
Relations sociales positives
Un pilier essentiel pour l’équilibre global.
Le point + : vous pouvez jouer sur tous ces facteurs !
Questions fréquentes
Arrêter de fumer suffit-il à guérir ?
Non, mais cela change beaucoup la donne. L’arrêt améliore, en effet, la cicatrisation des gencives. Il rend aussi le traitement plus efficace. Les soins restent toutefois indispensables.
Le stress peut-il vraiment abîmer les gencives ?
Oui, par plusieurs mécanismes combinés. Il augmente l’inflammation et baisse l’immunité. Il favorise, en plus, des habitudes néfastes. Sa gestion fait donc partie du traitement.
Par où commencer pour changer ?
Choisissez d’abord un seul levier accessible. Le tabac et le sommeil offrent souvent le plus d’effet. Un petit changement durable vaut mieux qu’une réforme totale. Avancez ensuite à votre rythme. Un objectif trop ambitieux, en revanche, décourage vite.
L’alimentation peut-elle soigner une parodontite ?
Non, elle ne remplace jamais le traitement. Elle agit, en effet, comme un soutien complémentaire. Une bouche saine demande d’abord des soins adaptés. L’alimentation renforce ensuite leurs résultats.
Faut-il supprimer totalement le sucre ?
Non, l’objectif reste la modération, pas l’interdiction. Réduisez surtout les sucres cachés et raffinés. Un excès régulier, en revanche, entretient l’inflammation. L’équilibre prime donc sur la privation.
Ces conseils valent-ils pour la santé générale ?
Oui, et c’est tout l’intérêt. La parodontite partage ses facteurs avec d’autres maladies. Une bonne alimentation protège aussi le cœur et le métabolisme. Vos gencives, en effet, reflètent votre santé globale.